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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 11:21

 

 

 

 

 

 

 

 

LE GUETTEUR ASSOUPI…

 

Poèmes

 

 

 

 

 

Dominique Solamens

16/03/12

 

 

 

Lourd sommeil

Poids des jours

Sieste embroussaillée

Songes-éclairs

Coupants comme lames

Je ne me rêve plus

Guetteur assoupi

Centaure

Bouche ouverte

 

 

 

 

 

Éblouissant partage

Partir léger

Âcres brumes

Floué de tout

Patines de l’aube

Flux Flux Charrois

Étourdissantes nues

 

 

 

 

 

 

Partir

Miettes d’adieux

Effritement des signes

Je parle haut des larmes

Et du Désir rompu

 

 

 

 

 

 

 

Je parle haut des armes

Et du Verbe étranglé

Orangers sapides

Ton corps émouvant

Et nos troublants éveils

Dans cette Espagne d’opérette

Ta main

17/03/12

 

Des pas gommés de cire

Forges dallées de bleu

Des visages planant

Comme ailes sur le soir

Ma mère unijambiste

Descendant seule l’escalier

Marche après marche

Repoussant l’aide

Le bras secourable

Seule descendant

Sur une jambe

Mutter Courage

Narguant le Destin

Ma main d’enfant

Tremblante

Sur son front glacé

Sous la tonnelle

Dans le jardin d’Espérance

 

 

 

 

 

 

 

Dans les prés du ciel

Des oiseaux de gabardine bleue

Piaillant leur langue de portée souple

Dictent les lois du printemps

Boire à goulées le vent

Saisir son corps fuyant

De mes doigts maigres

Le héler sur les quais de l'aube

Frémir devant l'adolescent

Tourmenté et fauve

Que je fus

 

 

 

 

 

Les yeux vertige

Ouverts

Àfendre espoir

Déserts

Éclaté mes poings rageurs

Aux portes closes

Bu l'eau furtive des murmures

Et pris la mer houleuse

Nauséeuse de mes nuits d'encre

Pour longtemps

 

 

Ce mur de silence borné

Que j'avais bâti pierre à pierre

S'effondre

Dès que ta voix

Ou des lignes de ta main

Viennent le fissurer

Pierre à pierre

Jour à nuit

Cimenté de douleur

Ce mur

Dont le silence

S'effondre

Et à mains nues

Haletant

Patiemment

Pierre à pierre

Je le rebâtis

 

 

 

 

Je reviens

Mains noyées de lune

Àgorge hurlante

Plongeur étourdi

Dans les affres glauques

Des rivières

Je reviens

Las plus las que las

Le cæur en veille

Je reviens

 

 

 

 

 

 

 

Dans les airs l'osselet

Au sable

La main preste

Brouille les cartes du Temps

Suspendu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Échange avec l'Ange

Qui t'attend ailamouré

Froisse-toi à l'Ange

 

 

Cette nuit

Venteuse de moire inouie

Sentinelle voilée

Embouchée de silence

Celle qui

D'un seul geste drapé

Torche les miasmes harassants

du jour

Cette nuit

Celle qui

Muette palpitante

Glisse sa clé laiteuse et torse

Àla porte du songe braqué

Cette nuit

Qui me perle chahute

Et me houle

Cette nuit...

 

 

 

 

 

La marée La marée

Et ses lunes patience

Àdormir à demi

Comme rien comme peu

Des ombres glissent

Qui parlent à voix feintes

Ou feulent

Dans les dédales de la nuit

Je cède...

 

 

 

 

 

 

 

Vaisseau nuage

Barque chavirée

Du désir

Il nage à contre-jour

Àcontre-temps

Il nage...

 

 

 

 

 

Les fenêtres du soir

Lampes douces

Comment

Se rendormir nonchalant

Dans le train du retour

Avec

Sur le quai rêvé

Des brassées de roses

Vives...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aux confluents des songes

Le coudrier furtif

Des désirs liquides

Apaches rivières

Revivre...

 

 

 

 

Pour quoi écrire

Marées de violettes

Et cette nostalgie

Au zinc du soir

Sur quoi écrire

Sur les filles en fleurs

En pleurs

Sur le sang

Sur les promesses vaines

Délestées au bord de la route

Ou musarder ailleurs

Surtout sur ses soupirs

Dans nos rondes de nuits

Vivement l'écrire...

 

 

 

 

 

 

 

 

Abymes

Dès l'aube

Les pas grêlés de la nuit

Dès l'aube l'abîme...

 

 

 

Aurores subites

Havres nuits

Nous nageons enneigés

Dans des songes obscurs

Ta voix

Enrouée dans la laine écrue

Des années perdues

Se cogne âpre

Aux rudes tavernes du jour

La peau se désquame

Et tu lis

Dans ces crevasses sourdes

et roses

L'avenir frêle et mouvant

De nos horizons brisés...

La lumière cendrée réveille

le vivant

Dix doigts à la guitare

Éclore dans le bleu

J'ai grêle cet espoir

La main renonce ahanne

Et rouge la douleur

Une poignée d'étoiles

Dans le tumulte

Dans cet impétueux fouillis

Grouille

Remous des lacs glacés

Le ressac des années

Àclaquemurer l'enfant

Qui hurle chaque nuit

Son enfouissement fauve

Cet enfant

Qui braille et brouille en moi

Sans larmes tête nue

Àrenier cet enfant perdu

 

Je me consume chaque jour

Que le remords fait...

 

 

 

 

 

 

 

Pour la lecture braille

des matins

Pour enfin revivre

Des cris d'enfants sur la rivière

Tendre surgeon de l'âme

Le poème se tend...

 

 

 

Il veille

Captives sourdines

Le train sifflera toujours

plus que trois fois

Dans son crâne hanté

Le Temps patine

Et fige les envols

Il: veille

Des scènes s'estompent

Larsennent

Sans retour

Aphone

Il revient saluer

Le coeur en alerte

Dans une ultime brassée

de regrets...

 

 

 

 

Sillage silure

Striant l'eau lentillée

Glauque de la mémoire

Ambre subtil

Des cernes du quotidien

Esquiver

L'uppercut du soir

De la nappe blanche des nuits

Fuir le vif argent

Esquisser

Des aurores...

 

 

Des heures

Àme repaître de frissons

De mots mal entendus

Des jours

Qui me séparent

De ce que nous n'avons jamais été

Des mois à m'écharper

Àces matins qui brinquebalent

Des années

Àme souvenir

De scènes

Que nous n'avons jamais jouées

Des siècles

Des années-lumière

Je plonge

Et le Temps me fige

En plein ciel...

 

 

 

Àla verticale

Plombé dans l'angle mort

De nos heureuses lassitudes

Le soupir entiédé

De nos siestes crapules

Ce verbe-vibrion

Nuages d'insectes bourdonnants

Qui virevoltaient

Obstinés

Aux fronts de nos têtes nues

Abasourdies de plaisir

Faire

Relâche

Enfin...

 

 

Violentes valses

ÀVienne ou bien ailleurs

Dans le flou des adieux

S'il fallait

Ne serait-ce qu'un souffle

Ta bouche

Pour que s'apaise

La tourmente des jours

Et que je vibre enfin

Pour une cause vive

Sans débrailler mon corps

Aux ventres des chimères

Violentes valses

Orchestres crépuscules

Dans la houle des adieux

S'il fallait

Ne serait-ce qu'une aile

Ta voix

Pour décliner

La complainte fêlure

Et que je vive enfin

Pour des aubes tentées

Sans sombrer corps et biens

Aux gouffres des chimères

Violentes valses...

 

 

 

Bientôt

Je ne serai que mémoires

dispersées

Bientôt l'hydre

M'aura

Rouge

Tué

Dans quelque temps

Les mots

Les oraisons les discours

A quoi bon

Je n'entendrai plus rien

Bientôt

Je ne serai que nom

Dans vos mémoires frêles...

 

 

 

C'en est fini des bars

enfumés

Nostalgie

C'en est fini des soirs

enfiévrés

Si moi si

C'en est fini

Et pour toujours

Plus personne ne fume

Dans les bars

Et je suis triste

Et c'est pourquoi

Je ne vais plus jamais

Alcooliser mon âme inquiète

Dans les bars

Vers minuit

C'en est fini des bars...

 

 

 

 

Vertiges

Silences absolus

Et les oiseaux éparpillés

Dans l'absurde

Reboire en mer

L'amer de l'aventure

Se mesurer debout

A l'aune de la vague

Et sans fléchir

S'enivrer du jour naissant

Vertiges...

 

 

 

Draps lissés

Et toiles tendues

Entre la nuit et la nuit

Les rêves brisés s'amoncellent

au seuil des matins

Draps tissés

Et voiles fendues

Entre la mer et la mer

c'est l'heure où s'échouent les nacelles

Harassées

Aux récifs de la nuit...

 

 

 

 

Ce sont les éperviers

Qui coulent dans l'azur

Et les sentiers du songe-S'entrouvrent à contre-nuit

Ce sont des éperviers

Qui frisolent d'azur

Tout enivrés

Les ronge

Le rauque de leur cri...

 

 

 

 

 

 

Àquatre nuits d'ici

Aux herbes acérées des talus

Àquatre songes emboués d'ici

Rien n'y fait...

 

 

 

 

 

Une nuit

Je gisais au pourpre de tes lèvres

Agonisant vaincu

Et l'âpre pluie d'avril

Hachait nos paroles vaines

Et nos ombres indécises

Sur le seuil du jour...

 

 

 

 

 

Vivement Mai

Chasse les miasmes

qui te hantent

Vivement Mai

Àclaire voix vite le Chant

Le joli Mai

vivement Mai...

 

 

 

Sifflantes sagaies

Lacérant le songe-

Sanglantes secondes

Perlante douleur

Je me naufrage volontaire

Sur l'île amère

Où je m'esquive

Brisé léger

Pas une empreinte

Même douce

Au sable furtif des mémoires...

 

 

 

 

Des continents s'agrègent

Dans le ciel de Mai

Et fluides comme ouates

Mêlent leurs destinées

Leurs dialectes leurs vents

De Prusse d'Arabie

Dans le ciel de Mai

Virginal

Odorant

Comme le muguet de ton sourire

 

 

 

 

 

 

Brusques bourrasques

Qui parle

D'outre-nuit

Aux berges de quels rêves

Qui a crié

 

 

 

Àbrasses vent

Mon corps s'engoule

Je suis debout

Face à l'île fantasmée

Debout

avec des griffures rouges

De chat

sur mes doigts de mémoire

Face à l'île âpre et pierreuse

de ton absence

Avec des rides ravines

Ces rides de la douleur

Du dépit

Dans l'amère avenue dévastée

Après la tempête

de notre amour perdu

Àbrasses vent

Mon cæur s'étoile

Je reste debout

Face à ton île ombrée

Oubliée lointaine

Debout

quoiqu'il tempête

Et je ne t'attends plus

 

 

 

 

 

Cartons de Barbarie

J'ai déroulé ma plainte

Cartons de Barbarie

Langues de Barbarie

Brise des idéaux

Langues de Barbarie

Langues de Barbarie

Steppes de Barbarie

sur des zincs désertés

Steppes de Barbarie

Bâillons de Barbarie

J'ai stupéfié mon cri

Bâillons de Barbarie

Cartons de Barbarie

J'ai étouffé ma plainte

Cartons de Barbarie

 

 

 

 

 

 

 

Passant immobile

Il frôle des abîmes

La nuit serpent en ses veines

Cette obscure brute annoncée

Végétale et rude

Qui le brasse

Inerte inavoué

Aux brumeuses rives

De sa mémoire

 

 

 

 

Visages filoutés

Barbares

Éplorés saules

Et barbes drues

Avance le jour

Qu'il s'avance

Et crève l'abcès de la nuit

Avance Avance

Et ciels de traîne

Qu'il s'avance enfin

Songes crus

Qu'il irradie ces terres nues

Oui qu'il avance

 

 

 

 

Passé le pont, les fantômes...

Archipels

Lambeaux éparpillés

Pierres douces et ponces

Masques

Heurtoirs de magie

Et troubles entrevues

Entre l'arbre et l'oiseau

Patience

 

 

 

 

Qui parle ?

Les mots de feutrent

Et lisses

S'enlisent

Qui soupire

afflué de quelles rumeurs

Qui se tient là

debout

Sur la barque

Qui me parle ?

 

 

 

 

 

 

En phase lune

Aucune

trace de griffure

Àl'aube gazouilleuse

Déjà les roses

Et le répit

Plume blanche

Nuits âpres et rocailleuses

 

 

 

 

Vitrilles d'oiseaux

Os aériens

Légers dans l'air

Tenir Tenir

Jusqu'à l'hospitalier

S'ébrouer

Des spasmes de la nuit

Tenir Tenir

Vitraux du ciel

aux figures d'anges indécis

Ce feu dans la poitrine

Et ce temps suspendu

Balle fatale...

 

 

 

 

 

Eh, les roses !

Oui, les roses !!

''Hais les roses !''

Qui a dit ça ?

C'est toi,

petite épine sournoise ?

''C'est pas moi ! C'est pas moi !!

Me coupe pas ! Me coupe pas !

Me cou...''

 

 

 

 

Un asile

Entre Terre et ciel

Pour les matins

de recouvrance

Un asile

Entre Ciel et Terre

Pour les soirs de paix revenue

avec des mots

Qui dansent fous

Dans l'arbre...

 

 

 

 

 

 

 

 

Àfleurs de pots

Les roses...

 

 

 

 

 

Àtrois frissons d'ailes de là

L'ocre de la douleur

vire au blanc

Dans la mêlée-nuage

d'une paix advenue

au blanc vire l'ocre

de la douleur

Il passe sa vie

à griffonner

Hâtif

Les maux du jour...

Patience

 

 

 

 

 

 

 

Fugace fanal

fait fuir fatale

La déesse des Ombres

Àjamais

Ressourcer le Jour

L'âme rêvée des roses

Et le Désir...

 

 

 

 

 

 

 

 

Contact : Dominique Solamens

3 Bernardière

37310 Chambourg sur Indre

Tél : 02 47 59 31 18

06 81 21 23 75

solamens@wanadoo.fr

http://solamens.over-blog.com

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Published by Dominique Solamens - dans Poèmes
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